On a ramassé les châtaignes et les noix. On a rangé le bois et on a sorti les guitares : c'est bon, tout est prêt pour passer un bel hiver.
Hello à tous,
Bon je vais pas vous mentir, je voulais faire un petit édito “coup de gueule” et puis je me suis ravisé. C’est vrai quoi, essayer de changer le monde en râlant, ça n’a jamais vraiment marché. Et puis, on est tellement bien, là, les mollets collés contre le radiateur, alors que dehors souffle le vent. Nous, on fait de la politique en choisissant les notes de notre prochaine chanson.
J’espère que les newsletters que je vous envoie vous donnent envie d’écouter de la musique. C’est un peu l’objectif fixé. Le reste… on s’en fout.
Marrant, ce mois-ci, peu d’actualités et de bruits de couloir se font entendre dans mes oreilles. J’ai peut-être le nez trop rivé dans mes démarches de booking, allez savoir.
Maëlle Taïna me souffle dans l’oreillette que l’album “As I Am” que j’avais chroniqué en septembre est sorti en format physique ici. Pour tous ceux qui ont une platine CD, c’est évidemment un indispensable de toute bonne discothèque folk.
Caravelle a sorti une version très flibustière de sa chanson “Phantom Fear”. c’est une Live Session filmée pour votre plus grand bonheur, et c’est visionnable ici.
Après la sortie réussie de son premier album “Save my Soul” (voir le succès du clip de la chanson éponyme) Jeff Mailfert se lance dans la composition d’un 6 titres en hommage au réseau des proches qui auront permis à l’artiste de réaliser ses rêves. On a hâte de voir ce que donnera ce geste éminemment altruiste.
Max Gomart ne manquera jamais une occasion de rendre hommage à Brian Wilson. Lors de son tout récent passage au Supersonic Records, il a immortalisé la chanson Darlin’ des Beach Boys. C’est ici.
le trio folk féminin Vanessee Vulcane annonce la sortie de son deuxième album en distillant des singles sur toutes les plateformes de streaming. Vous pouvez ainsi déjà écouter “Carry You” sortie le mois dernier en vous rendant sur votre appli de prédilection.
La Maison - Olivier Legall
Je prends parti. J’avoue. Ce serait vous manquer de respect que de vous dire que je n’ai aucun conflit d’intérêt à chroniquer cet album. Sachez en revanche que la seule rémunération perçue est de me sentir à peu près à la hauteur de l’amitié qui me lie avec Olivier Legall, et que je ne touche absolument aucune valise de billets sales pour ce faire.
La Maison est le premier opus solo d’Olivier Legall, et il se suffit bien à lui-même. Je sais de source sûre que l’auteur voulait ajouter cet accomplissement à sa vie déjà bien réussie. Le critère de la réussite appartient à chaque individu : je vous conseille de suivre à votre manière la philosophie legallienne, car le bonheur est davantage à portée de main. Si vous voulez emprunter la voix arnaldienne de Bernard A., le chemin est clairement plus complexe (je conseillerais à Bernard A. une petite thérapie psychanalytique, mais d’abord qu’il rende l’argent).
La Maison, c’est donc la fabrique d’un autre monde que celui dans lequel ils voudraient nous faire vivre. Je n’irais pas jusqu’à écrire ici qu’il s’agit d’un manifeste anarchiste, mais je n’en pense pas moins. “Vivre dans les bois”, “à l’abri des remous”, ne penser qu’à dormir “aux côtés d’une reine” dans une “maison”, ce n’est pas vraiment faire preuve de soumission au grand capital. C’est plutôt une invitation formelle à faire la révolution au lit.
Sur l’album, une guitare, des synthétiseurs, des voix. Et puis voilà. Les guitares symbolisent le fil d’une pensée humaine fambloyante et incessante, et les quelques notes et nappes de synthés apportent la cohérence, l’étai manquant. Par dessus, Olivier répète, sans relâche, les quelques mots d’ordre de cette philosophie politique révolutionnaire : “je pourrais partir vivre au milieu des bois”. “viens, la nuit est là, et tu me manques : là, en son coeur, nous nous aimerons”. Peace and love, les amis.
Si l’humanité suivait les indications fournies dans ce petit CD rose, on verrait jaillir des jonquilles au milieu des monocultures de maïs de la Normandie qui héberge par ailleurs ce jardinier de mélodies qu’est Olivier Legall. Puissions-nous nous réveiller un matin et qu’Olivier Legall soit tout en haut des classements de ventes. Pas certain que le babos qu’il est coure s’acheter un jet. Et on irait tous partir vivre dans les bois. Avec lui.
(évidemment, vous ne trouverez pas La Maison sur les plateformes des gros capitalistes de ce monde, courez donc sur Bandcamp acheter La Maison de vos rêves).
Vous pouvez aussi sortir de votre maison pour aller écouter de la folk dans des lieux sympathiques. Voici qui passe à côté de chez vous :
le 7/11/2025 - Valentine Lambert - La P'tite Gare, Saint Gilles Croix de Vie (85)
le 11/11/2025 - John Gorka - Café du Village, Paris 13 (75) (super concert, Attention ça commence à 17h)
le 21/11/2025 - Mélys - Zénith (Première partie de Lamomali), Toulouse (31)
le 22/11/2025 - Jeff Mailfert (première partie de Charlie Winston), Lo Bolegason, Castres (81)
le 25/11/2025 - JJH Potter - Café de la Place, Jans (44)
le 26/11/2025 - JJH Potter - Le Noktambül, Rennes (35)
le 27/11/2025 - 5 Horses - La Traverse, Vannes (56)
le 27/11/2025 - JJH Potter - L'annexe, Guingamp (22)
le 28/11/2025 - JJH Potter - Le Cargo , Paimpol (22)
le 29/11/2025 - 5 Horses - L'Etang Moderne, Rochefort en Terre (56)
le 29/11/2025 - JJH Potter - Le Comptoir de tourne-disques et tire-bouchons, Lannion (22)
le 8/12/2025 - Tim Garson - Le Pop-up du Label, Paris (75)
le 11/12/2025 - Mackenzie Leighton - Le Party Teuf au 40, Laval (53)
le 15/12/2025 - Maëlle Taïna - Péniche Antipode, Paris (75) (Release Party !)
le 18/12/2025 - Mackenzie Leighton - Murmures, Nantes (44)