Hello à tous,
Les jours ont (beaucoup) raccourci depuis le mois dernier, le froid s’est installé quelques instants, ceux qui n’ont pas d’argent pour se chauffer ont senti dans leur chair l’aléa climatique, et dans le lot, beaucoup d’artistes maudits, précaires, de ceux qui peuvent garder toute leur créativité dans leur tête pour continuer à parler à quelqu’un, fut-ce-t-til imaginaire. Pensons à eux.
Ce mois-ci, j’établis la chronique de “Burning Line”, l’album de la toulousaine Julii Sharp, et je vous invite à prendre tout le temps nécessaire pour faire sonner l’album à fond les ballons dans vos oreilles. Mais avant cela, il y a quelques brèves de la scène folk que j’aimerais partager avec vous.
Tout le monde en parle (ou presque)
Tiger Finkel est en studio pour enregistrer son deuxième album et propose que vous participiez activement à la réalisation de ce magnifique projet, sur une plateforme de crowdfunding bien connue. Foncez, ce deuxième album fera sans doute sourire vos étés à venir.
Max Gomart sortira un single et un clip juste à temps pour les fêtes de fin d’année, intitulé “Baby don’t you Leave me Now”. Ce sera le 16 décembre. Suivez Max sur les réseaux sociaux pour ne pas le rater.
Les amis de Belle Vedhere entrent en résidence en janvier pour travailler les titres de leur prochain album.
Syd Matters a annoncé un concert exceptionnel à l’Olympia en novembre 2026. J’ai pris mes billets. Vous vous joignez à moi ?
Slow Jane sort tout juste de l’enregistrement du clip pour son prochain single “Pages so Blue” qui sortira en début d’année prochaine. On a hâte de voir tout ça.
Jeff Mailfert entre en studio au mois de décembre, à Londres, pour enregistrer 2 titres qui figureront sur son prochain EP
L’album du mois
Burning Line - Julii Sharp
Surtout n’hésitez pas à m’envoyer les albums de vos copain.e.s. C’est ce que Mélys a fait ce mois-ci et c’est comme ça que j’ai découvert l’existence de la toulousaine Julii Sharp, et je l’en remercie. C’est encore un disque que je risque de poncer jusqu’à ce que la galette virtuelle fasse la taille d’un papier à cigarettes (virtuel).
Burning Line est le genre d’album qui vous accroche dès la première écoute, comme la gifle que s’était prise notre président à tous lors d’un de ses déplacements dans la Drôme, terre de résistance (big up). L’album ouvre sur une chanson d’une infinie douceur et qui donne son nom à l’album, avec des accords lumineux grattés à la guitare électrique, avec ce petit tremolo qui rappelle Jesse Sykes. Sans écouter les paroles, on croirait à une invitation à “come away with Julii”, mais non.
Et c’est probablement ce qui m’a accroché instinctivement. Julii et moi avons connu une souffrance similaire ces derniers temps. Tous deux, nous avons ressenti le besoin d’apporter des fleurs musicales à nos défunts et à crier notre désespoir en appuyant sur le bouton “on” de nos overdrive respectives.
Il m’a été soufflé à l’oreille que cet album avait été enregistré en live, et je dois bien l’avouer, j’ai un petit crush pour ce genre d’exercice, qui donne une dimension organique unique au support enregistré. Dieu, que ça joue. Et que ça chante. Mon Apple Music me dit “si vous aimez Julii Sharp, vous aimerez Big Thief”. Merci l’algo, mais j’avais déjà identifié cette influence majeure dans l’esthétique proposée par Julii et ses comparses, notamment sur les titres “Pirate in the Room” ou “Rainbow”. Il ne faudrait pas trop qu’Adrianne Lenker se laisse aller, elle risquerait de voir Julii Sharp prendre la place.
D’ailleurs, c’est peut-être pas du juste, mais c’est ainsi, que voulez-vous, on sent que Julii Sharp n’est pas franco-française, que du sang britannique coule dans ses veines et que l’écriture dans la langue de Shakespeare est parfaitement maîtrisée. L’écoute de l’album est donc un régal pour le coeur, le corps et l’esprit.
Mention spéciale je ferai de la reprise de Kieran Thorpe “Balconies” qui emporte tout mon suffrage, je m’engouffre dans cet arpège, le casque audio vissé sur les oreilles, dans le froid et le vent de l’hiver, et je profite que mes glandes lacrymales soient facilement irritables pour m’autoriser à déverser les larmes rentrées, imaginant ainsi mon propre pater, guitare en main, et jouant de la guitare au balcon avec ses copains, là-haut, au-dessus des arbres et des cieux.
Merci Julii pour ce témoignage et vie éternelle à Burning Line.
Les concerts à venir
le 04/12/2025 - Greg Novan - Le Pulp, Bordeaux (33)
le 07/12/2025 - Plainsong Lite (Iain Matthews, Andy Roberts) - Café du Village, Paris (75)
le 8/12/2025 - Tim Garson - Le Pop-up du Label, Paris (75)
le 11/12/2025 - Mackenzie Leighton - Le Party Teuf au 40, Laval (53)
le 13/12/2025 - Jeff Mailfert - Cabaret Chez Michou, Paris (75)
le 15/12/2025 - Maëlle Taïna - Péniche Antipode, Paris (75)
le 18/12/2025 - Mackenzie Leighton - Murmures, Nantes (44)
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Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de joyeuses fêtes, et à vous retrouver le 1er janvier 2026 pour une nouvelle newsletter Folk&Friends, à lire avec les yeux fatigués de la veille. ❤️
Marc pour Folk & Friends
